1935 – Lettre de Jean Amade à Pierre Bécat

Jean Amade (Joan Amade en catalan) fut l’un des principaux représentants de la Renaixança, renaissance littéraire catalane, au début du XXe siècle en Roussillon. Originaire de Céret, poète, il fut longtemps professeur à l’Université de Montpellier, d’où il écrivit cette missive. Il fonda la Société d’Études catalanes et concourut en 1926 à créer à Perpignan les Jeux floraux du Genêt d’Or, émanation du félibrige, qui furent pendant longtemps l’un des fleurons de la province.

Jean Amade et Pierre Bécat, en plus de liens étroits avec le Roussillon, partageaient un même intérêt pour les langues vernaculaires — Pierre Bécat ayant toujours suivi avec beaucoup d’intérêt le mouvement félibrige et chanté son Languedoc natal non sans accents mistraliens – et une amitié sincère, qui transparaît de façon évidente du texte que nous vous présentons ici où sont évoqués des détails très précis de la vie du poète.

Dans cette lettre est mentionnée la mort de Joseph Rotgé, beau-père de Pierre Bécat, survenue le 12 février précédent à Prades. Homme cultivé et au courant de la vie artistique de sa région, c’est lui qui avait initié le lien avec Amade.

L’amitié entre Pierre Bécat et Jacques Renouvin évoquée dans « A l’aube de la Résistance », de François-Marin Fleutot

Le dernier livre de François-Marin Fleutot, « A l’aube de la Résistance. Automne 1940 : Ils ont dit « NON » les premiers », publié en octobre 2020 aux éditions du Cerf et consacré aux résistants de la première heure, revient de façon approfondie sur l’amitié entre Pierre Bécat et Jacques Renouvin, fondateur des groupes francs d’action directe dans la zone sud.

L’auteur, qui a mis à profit les contenus proposés sur le présent site, notamment le témoignage d’André Bécat à propos de Renouvin, a eu l’occasion de présenter récemment son livre [et d’évoquer brièvement Pierre Bécat] sur les ondes à l’antenne de Radio Courtoisie le 27 janvier 2021 au cours d’un « Libre Journal des débats » de Charles de Meyer : https://www.radiocourtoisie.fr/2021/01/27/libre-journal-des-debats-du-27-janvier-2021-les-premiers-resistants/


Réactions du duc de Lévis Mirepoix à la publication d’ « Henri V et les féodaux »

La publication du livre « Henri V et les féodaux », dont la genèse a été relatée par André Bécat, entraîna de nombreuses réactions tant le sujet en était polémique : il tendait notamment à attribuer une bonne partie de la responsabilité de l’échec de la restauration monarchique du comte de Chambord à l’attitude d’un groupe de ducs désireux de sauvegarder leurs intérêts personnels et dont l’action permit à la République de s’installer.

L’un des lecteurs les plus fidèles de Pierre Bécat, le duc Antoine de Lévis Mirepoix (1884-1981), lui fit d’élogieux commentaires dans trois lettres de 1977 conservées dans les archives Bécat. Nous vous laissons apprécier la graphie toute particulière de cet illustre homme de lettres, membre de l’Académie Française

Lettre du 10 juin 1977
Lettre du 30 juin 1977
Lettre de juillet 1977

Lettres du comte de Paris à Pierre Bécat

Les archives Bécat conservent plusieurs lettres manuscrites du comte de Paris ou de ses secrétaires. Elle sont parfois très courtes et formelles, mais témoignent des liens privilégiés qui unissaient les deux hommes. En 1934, Pierre Bécat, s’étant éloigné de l’Action française, devient conférencier officiel du prince et se rend à de nombreuses reprises au Manoir d’Anjou en Belgique ou encore dans la propriété de Larache au Maroc.

Lettre de 1928
Carte de vœux du duc de Guise, père du comte de Paris, de 1927

Lettre de Félicien Maudet à Pierre Bécat expliquant son départ de l’Action française

Les années 1930 sont, au sein de l’Action française, l’époque d’âpres conflits de différentes natures, après la condamnation par le pape. Dans cette lettre, un proche ami de Pierré Bécat, Félicien Maudet (1902-1967), ancien secrétaire général des Etudiants d’Action française, explique les raisons qui l’ont poussé à quitter la ligue.

La bibliothèque des frères Maudet, tous deux militants royalistes, a été acquise en 2019 par l’Université de Perpignan. On trouvera sur ce site des éléments biographiques sur ces frères : https://histoirelivre.hypotheses.org/tag/felicien-et-henri-maudet

Mme Bécat présidente du Groupe des Dames royalistes et d’Action française de Prades

Pierre Bécat et Gabrielle Rotgé s’étaient rencontrés dans les années 1920 dans les milieux d’Action française lors de tournées de Pierre Bécat en Roussillon. Gabrielle militait depuis son plus jeune âge dans le Groupe des jeunes filles royalistes de Prades.

Après son mariage, elle est nommée présidente du Groupe des Dames royalistes et d’Action française de Prades, comme nous l’apprend l’Action française du 29 décembre 1927.

En 1928, une lettre conservée dans les archives Bécat montre qu’elle obtenait des résultats intéressants dans sa région, dont la responsable du comité des dames d’Action française dans l’Hérault, Mme Picot-Lassus, la félicitait.

 

Notice nécrologique de Marcel Azaïs par Pierre Bécat

Nous sommes revenus amplement par ailleurs sur les liens qui unissaient Pierre Bécat à son beau-frère Marcel Azaïs, fondateur des Essais critiques.

Nous reproduisons ici la notice nécrologique rédigée par Pierre Bécat après la mort tragique d’Azaïs et publiée dans le dernier numéro des Essais critiques. Après la mort de Marcel Azaïs, Emmanuel Beau de Loménie (1896-1974) reprit un temps les Nouveaux Essais critiques.