Réactions du duc de Lévis Mirepoix à la publication d’ « Henri V et les féodaux »

La publication du livre « Henri V et les féodaux », dont la genèse a été relatée par André Bécat, entraîna de nombreuses réactions tant le sujet en était polémique : il tendait notamment à attribuer une bonne partie de la responsabilité de l’échec de la restauration monarchique du comte de Chambord à l’attitude d’un groupe de ducs désireux de sauvegarder leurs intérêts personnels et dont l’action permit à la République de s’installer.

L’un des lecteurs les plus fidèles de Pierre Bécat, le duc Antoine de Lévis Mirepoix (1884-1981), lui fit d’élogieux commentaires dans trois lettres de 1977 conservées dans les archives Bécat. Nous vous laissons apprécier la graphie toute particulière de cet illustre homme de lettres, membre de l’Académie Française

Lettre du 10 juin 1977
Lettre du 30 juin 1977
Lettre de juillet 1977

Lettres du comte de Paris à Pierre Bécat

Les archives Bécat conservent plusieurs lettres manuscrites du comte de Paris ou de ses secrétaires. Elle sont parfois très courtes et formelles, mais témoignent des liens privilégiés qui unissaient les deux hommes. En 1934, Pierre Bécat, s’étant éloigné de l’Action française, devient conférencier officiel du prince et se rend à de nombreuses reprises au Manoir d’Anjou en Belgique ou encore dans la propriété de Larache au Maroc.

Lettre de 1928
Carte de vœux du duc de Guise, père du comte de Paris, de 1927

Lettre de Félicien Maudet à Pierre Bécat expliquant son départ de l’Action française

Les années 1930 sont, au sein de l’Action française, l’époque d’âpres conflits de différentes natures, après la condamnation par le pape. Dans cette lettre, un proche ami de Pierré Bécat, Félicien Maudet (1902-1967), ancien secrétaire général des Etudiants d’Action française, explique les raisons qui l’ont poussé à quitter la ligue.

La bibliothèque des frères Maudet, tous deux militants royalistes, a été acquise en 2019 par l’Université de Perpignan. On trouvera sur ce site des éléments biographiques sur ces frères : https://histoirelivre.hypotheses.org/tag/felicien-et-henri-maudet

Mme Bécat présidente du Groupe des Dames royalistes et d’Action française de Prades

Pierre Bécat et Gabrielle Rotgé s’étaient rencontrés dans les années 1920 dans les milieux d’Action française lors de tournées de Pierre Bécat en Roussillon. Gabrielle militait depuis son plus jeune âge dans le Groupe des jeunes filles royalistes de Prades.

Après son mariage, elle est nommée présidente du Groupe des Dames royalistes et d’Action française de Prades, comme nous l’apprend l’Action française du 29 décembre 1927.

En 1928, une lettre conservée dans les archives Bécat montre qu’elle obtenait des résultats intéressants dans sa région, dont la responsable du comité des dames d’Action française dans l’Hérault, Mme Picot-Lassus, la félicitait.

 

Notice nécrologique de Marcel Azaïs par Pierre Bécat

Nous sommes revenus amplement par ailleurs sur les liens qui unissaient Pierre Bécat à son beau-frère Marcel Azaïs, fondateur des Essais critiques.

Nous reproduisons ici la notice nécrologique rédigée par Pierre Bécat après la mort tragique d’Azaïs et publiée dans le dernier numéro des Essais critiques. Après la mort de Marcel Azaïs, Emmanuel Beau de Loménie (1896-1974) reprit un temps les Nouveaux Essais critiques.

Pierre Bécat et l’occultisme

Les centres d’intérêt de Pierre Bécat, loin de se limiter à l’histoire et à la littérature, étaient très variés. Comme beaucoup d’avocats et d’hommes politiques de sa génération, il était passionné par les sciences occultes et les sociétés secrètes. Il entretint notamment des relations suivies avec plusieurs voyantes très en vue, ainsi qu’avec des cercles anthroposophes, théosophes, ésotériques…

Nous présentons ici deux lettres inédites tirées de la correspondance reçue par Pierre Bécat.

Lettre de Madame Fraya à Pierre Bécat (vers 1930)

Valentine Dencausse, dite Madame Fraya (Villeneuve-de-Marsan, 21 mai 1871-Paris, 16 février 1954) est une célèbre voyante française. Protégée du célèbre occultiste Papus, elle se rendit fameuse pour avoir prédit le déclenchement de la Première guerre mondiale ainsi que plusieurs batailles où les Français furent victorieux. En 1914, elle prédit au prince Youssoupov qu’il allait assassiner Raspoutine. Elle a lu dans les mains de toutes les célébrités de la Belle époque : Sarah Bernhardt, Colette, Pierre Loti, Anna de Noailles, Sacha Guitry, Maurice Barrès, Jean Jaurès, Georges Clemenceau. Elle prédit une réussite éclatante à Marcel Proust. Elle tomba cependant en disgrâce après n’avoir pas su annoncer la Seconde guerre mondiale.

Lettre de Gabrielle de Jarny à Pierre Bécat (8 juillet 1940)

Jeune personne dont on ignore la date de naissance et de décès, Gabrielle de Jarny était introduite, dans les années 1930, dans les milieux occultistes français. Dans cette lettre, elle évoque la création du groupe « Les Amis dans la Cité », cercle théosophe créé par Albert Legrand (1887-1950), et qui comptait parmi ses membres les occultistes Sédir et Émile Catzeflis. Elle invite Pierre Bécat à y participer malgré le contexte peu propice de la défaite de la France.

Après guerre, Gabrielle de Jarny publia de nombreux ouvrages : Le Christianisme vu par les côtés cachés à l’histoire (1951), Initiation au mysticisme chrétien, résumé des connaissances préparatoires au mysticisme chrétien (1958), En esprit et en vérité (1959), Nourritures spirituelles (1961)…

Années 1930. Les Bécat au Manoir d’Anjou

Nous publions ici une série de photographies inédites éclairant un épisode intéressant de la vie de Pierre Bécat. Conférencier de l’Action française, il devint également conférencier du comte de Paris dans les années 1930. À ce titre, il travailla à de nombreuses reprises avec le prince (qui lui écrivit souvent) et lui rendit visite plusieurs fois au Manoir d’Anjou, situé dans la banlieue de Bruxelles, résidence de la famille d’Orléans.

Voici le témoignage d’André Bécat au sujet des photographies :

« Dans les années 1930, mes parents allaient régulièrement au manoir d’Anjou, où habitaient le duc de Guise et son fils. Ces photos leur ont été données par les princes dans les années 1936. Mon père a effectué une série de conférences sous le patronage du comte de Paris,  dont un cycle en Algérie.  Ma Mère l’accompagnait ».

Baptême à la Henri IV. Le duc de Guise tient son petit fils Henri, le comte de Paris apporte le verre de jurançon.

La comtesse de Paris et son premier nouveau né, la princesse Isabelle.