Novembre 1938 – Un mot de Léon Blum

L’antagonisme entre l’Action française de Charles Maurras et Léon Blum, président du Conseil des Ministres du 4 juin 1936 au 21 juin 1937 et du 13 mars au 10 avril 1938, est connu de tous. Cependant, comme le rapporte son fils, Pierre Bécat, ancien membre de l’AF et proche de Maurras, entretenait de bonnes relations personnelles avec Blum. L’année 1938 fut un dur millésime pour Blum, tant sur le plan politique que personnel. En effet, il perdit se seconde épouse en juillet. Les archives de Pierre Bécat conservent un mot de remerciement personnel écrit par l’homme politique. Malheureusement, nous ignorons l’occasion exacte par laquelle il a été motivé. Il n’est pas impossible que l’éloignement de P. Bécat de l’AF lui ait permis une certaine indépendance de vues, permettant une relation cordiale avec celui que la ligue considérait comme son ennemi mortel.

Le Cercle de Sèze, années 1930

Le Cercle de Sèze fut fondé à Paris dans les années 1930 par l’avocat Pierre Xardel, célébrant le nom de l’avocat de Louis XVI, et rassemblant des avocats proches du royalisme, mais n’appartenant pas tout à l’Action française. Pierre Bécat en fut l’un des premiers membres, ainsi que son ami Jacques Renouvin.

Invitation à un dîner organisé par le Cercle de Sèze en 1934

P. Bécat et la création du quartier des « Castors » à Prades

P. Bécat vendit dans les années 1950 un des terrains de Prades de son épouse, née Rotgé, au groupe des « Castors » qui avaient le projet d’édifier le quartier du même nom.

Une vidéo de 2009, avec notamment l’intervention de Jeanne Camps, chroniqueuse et historienne pradéenne, explique l’histoire de ce quartier, et le rôle de P. Bécat, favorable à sa création.

Selon le Maitron (biographie de Robert Lapassat, ami de P. Bécat et habitant des « Castors ») :

Robert Lapassat fit construire sa maison dans le lotissement des « Castors » dont la réalisation débuta en 1957. Cette cité ouvrière d’ « autoconstruction » se rattachait à un mouvement qui prit son essor dans les années 1950. Elle fut, à Prades, une entreprise exemplaire qui laissa des traces profondes dans la mémoire populaire.

Jacques Renouvin – Lettre inédite à Pierre Bécat

Cette lettre récemment retrouvée a été écrite par Me Renouvin, l’ami du couple Bécat dont le singulier parcours a été rappelé dans une autre section de ce site.

Elle montre le désir de Renouvin, qui combat alors en tant que sergent, de « connaître des secteurs plus ardents ». Bientôt amené à s’illustrer sur le champ de bataille, il sera blessé, fait prisonnier, et s’échappera, avant de passer en zone sud et d’intégrer dès la fin de l’année 1940 le réseau de résistance « Liberté ».

André Bécat

Pierre Bécat était très intéressé par les activités culturelles de son fils. André Bécat, diplômé d’une capacité en droit, a suivi une formation à l’OFI (Orientation à la Fonction Internationale), dépendant de l’UNESCO, et à l’Ecole du Louvre. Il a effectué différents voyages entre les années 1950 et 1980 qui ont donné lieu à des récits. Il a également rédigé des travaux d’étude, dont un mémoire d’ethnographie à l’Ecole du Louvre consacré à la pointe de stylo Bic.

Gardarem la Gardiole

En 1975, Pierre Bécat écrit un poème pour défendre l’intégrité du massif de la Gardiole, près de Gigean, auquel il était très attaché et au pied duquel il avait grandi. A cette époque, dans la suite de la funeste « Mission Racine », des intérêts économiques avaient poussé politiques et promoteurs à échafauder des projets grandioses de résidences, immeubles et autres complexes en béton, risquant de dénaturer cette ravissante contrée.