Le Cercle de Sèze fut fondé à Paris dans les années 1930 par l’avocat Pierre Xardel, célébrant le nom de l’avocat de Louis XVI, et rassemblant des avocats proches du royalisme, mais n’appartenant pas tout à l’Action française. Pierre Bécat en fut l’un des premiers membres, ainsi que son ami Jacques Renouvin.
Invitation à un dîner organisé par le Cercle de Sèze en 1934
P. Bécat vendit dans les années 1950 un des terrains de Prades de son épouse, née Rotgé, au groupe des « Castors » qui avaient le projet d’édifier le quartier du même nom.
Une vidéo de 2009, avec notamment l’intervention de Jeanne Camps, chroniqueuse et historienne pradéenne, explique l’histoire de ce quartier, et le rôle de P. Bécat, favorable à sa création.
Robert Lapassat fit construire sa maison dans le lotissement des « Castors » dont la réalisation débuta en 1957. Cette cité ouvrière d’ « autoconstruction » se rattachait à un mouvement qui prit son essor dans les années 1950. Elle fut, à Prades, une entreprise exemplaire qui laissa des traces profondes dans la mémoire populaire.
Elle montre le désir de Renouvin, qui combat alors en tant que sergent, de « connaître des secteurs plus ardents ». Bientôt amené à s’illustrer sur le champ de bataille, il sera blessé, fait prisonnier, et s’échappera, avant de passer en zone sud et d’intégrer dès la fin de l’année 1940 le réseau de résistance « Liberté ».
Pierre Bécat était très intéressé par les activités culturelles de son fils. André Bécat, diplômé d’une capacité en droit, a suivi une formation à l’OFI (Orientation à la Fonction Internationale), dépendant de l’UNESCO, et à l’Ecole du Louvre. Il a effectué différents voyages entre les années 1950 et 1980 qui ont donné lieu à des récits. Il a également rédigé des travaux d’étude, dont un mémoire d’ethnographie à l’Ecole du Louvre consacré à la pointe de stylo Bic.
En 1975, Pierre Bécat écrit un poème pour défendre l’intégrité du massif de la Gardiole, près de Gigean, auquel il était très attaché et au pied duquel il avait grandi. A cette époque, dans la suite de la funeste « Mission Racine », des intérêts économiques avaient poussé politiques et promoteurs à échafauder des projets grandioses de résidences, immeubles et autres complexes en béton, risquant de dénaturer cette ravissante contrée.