Personnalité distinguée du milieu royaliste roussillonnais, Antoine d’Estève de Bosch (1882-1948) était le fils d’Henri d’Estève de Bosch et de Suzanne Lazerme, importants propriétaires à Ille-sur-Tet. Lui-même docteur en droit, il avait épousé en 1908 Gabrielle du Lac. Cette carte de visite fut envoyée à Pierre Bécat à l’occasion des fiançailles de son fils aîné Antoine avec Marie-Amélie de Pinel de la Taule (mariage célébré en 1935).
Juliette Bécat, soeur de Pierre Bécat, était l’épouse de Marcel Azaïs, propriétaire terrien et auteur, membre de l’Action française et proche de son beau-frère. Sur cette photographie, elle est en compagnie de sa belle-soeur Gabrielle Rotgé, épouse de Pierre Bécat, aux Sables d’Olonne vers 1938.
Jean Amade (Joan Amade en catalan) fut l’un des principaux représentants de la Renaixança, renaissance littéraire catalane, au début du XXe siècle en Roussillon. Originaire de Céret, poète, il fut longtemps professeur à l’Université de Montpellier, d’où il écrivit cette missive. Il fonda la Société d’Études catalanes et concourut en 1926 à créer à Perpignan les Jeux floraux du Genêt d’Or, émanation du félibrige, qui furent pendant longtemps l’un des fleurons de la province.
Jean Amade et Pierre Bécat, en plus de liens étroits avec le Roussillon, partageaient un même intérêt pour les langues vernaculaires — Pierre Bécat ayant toujours suivi avec beaucoup d’intérêt le mouvement félibrige et chanté son Languedoc natal non sans accents mistraliens – et une amitié sincère, qui transparaît de façon évidente du texte que nous vous présentons ici où sont évoqués des détails très précis de la vie du poète.
Dans cette lettre est mentionnée la mort de Joseph Rotgé, beau-père de Pierre Bécat, survenue le 12 février précédent à Prades. Homme cultivé et au courant de la vie artistique de sa région, c’est lui qui avait initié le lien avec Amade.
Pierre de La Rocque de Sévérac (1880-1954) était le frère cadet du célèbre François de La Rocque de Sévérac (1885-1946), organisateur des « Croix de Feu » entre 1929 et 1936. Il était conseiller du comte de Paris. C’est à ce titre qu’il correspondait avec Pierre Bécat, au sujet de l’organisation de conférences, domaine dans lequel était en train de se spécialiser.
Le dernier livre de François-Marin Fleutot, « A l’aube de la Résistance. Automne 1940 : Ils ont dit « NON » les premiers », publié en octobre 2020 aux éditions du Cerf et consacré aux résistants de la première heure, revient de façon approfondie sur l’amitié entre Pierre Bécat et Jacques Renouvin, fondateur des groupes francs d’action directe dans la zone sud.
La publication du livre « Henri V et les féodaux », dont la genèse a été relatée par André Bécat, entraîna de nombreuses réactions tant le sujet en était polémique : il tendait notamment à attribuer une bonne partie de la responsabilité de l’échec de la restauration monarchique du comte de Chambord à l’attitude d’un groupe de ducs désireux de sauvegarder leurs intérêts personnels et dont l’action permit à la République de s’installer.
L’un des lecteurs les plus fidèles de Pierre Bécat, le duc Antoine de Lévis Mirepoix (1884-1981), lui fit d’élogieux commentaires dans trois lettres de 1977 conservées dans les archives Bécat. Nous vous laissons apprécier la graphie toute particulière de cet illustre homme de lettres, membre de l’Académie Française
Lettre du 10 juin 1977Lettre du 30 juin 1977Lettre de juillet 1977
Les archives Bécat conservent plusieurs lettres manuscrites du comte de Paris ou de ses secrétaires. Elle sont parfois très courtes et formelles, mais témoignent des liens privilégiés qui unissaient les deux hommes. En 1934, Pierre Bécat, s’étant éloigné de l’Action française, devient conférencier officiel du prince et se rend à de nombreuses reprises au Manoir d’Anjou en Belgique ou encore dans la propriété de Larache au Maroc.
Lettre de 1928
Carte de vœux du duc de Guise, père du comte de Paris, de 1927
Les années 1930 sont, au sein de l’Action française, l’époque d’âpres conflits de différentes natures, après la condamnation par le pape. Dans cette lettre, un proche ami de Pierré Bécat, Félicien Maudet (1902-1967), ancien secrétaire général des Etudiants d’Action française, explique les raisons qui l’ont poussé à quitter la ligue.
La bibliothèque des frères Maudet, tous deux militants royalistes, a été donnée en 2019 à l’Université de Perpignan par les descendants de la famille. On trouvera sur ce site des éléments biographiques sur ces frères : https://histoirelivre.hypotheses.org/tag/felicien-et-henri-maudet
Pierre Bécat et Gabrielle Rotgé s’étaient rencontrés dans les années 1920 dans les milieux d’Action française lors de tournées de Pierre Bécat en Roussillon. Gabrielle militait depuis son plus jeune âge dans le Groupe des jeunes filles royalistes de Prades.
Après son mariage, elle est nommée présidente du Groupe des Dames royalistes et d’Action française de Prades, comme nous l’apprend l’Action française du 29 décembre 1927.
En 1928, une lettre conservée dans les archives Bécat montre qu’elle obtenait des résultats intéressants dans sa région, dont la responsable du comité des dames d’Action française dans l’Hérault, Mme Picot-Lassus, la félicitait.